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29/8/2006 - Jean-Yves Tranvaux : « Sans Kerihuel, on avait droit à un sprint »

Grand Prix Ouest-France à Plouay. Le coordinateur sportif de l'épreuve revient sur une édition 2006 marquée par le changement de circuit.
Jean-Yves Tranvaux, quel bilan tirez-vous des Trois Jours Ouest-France ?

On a assisté à trois belles courses samedi et dimanche, même s'il y a une petite déception concernant la course Élite du samedi matin. Le fait que l'épreuve compte pour la Coupe de France des clubs a empêché les individualités de s'exprimer. Ceci dit, on a quand même eu un superbe vainqueur à l'arrivée.

Le public a encore répondu présent durant tout le week-end.

Effectivement, on n'a jamais eu un public aussi nombreux le samedi, notamment pour la Coupe du monde féminine. Je pense également qu'il y avait un peu plus de monde que l'année dernière lors du Grand Prix, dimanche.

Pour la première fois, vous avez également diffusé, en direct, les deux courses du samedi, sur internet et sur écran géant.

Oui, on a produit deux vrais directs de superbe qualité. L'UCI nous a déjà félicités, car de cette manière, on a mis en avant deux cyclismes assez méconnus, celui des amateurs et des féminines. On est les premiers à faire ça. Non seulement, on a pu voir des images de Plouay dans le monde entier grâce à Internet, mais cela nous ouvre également des perspectives par rapport à un éventuel direct télé le samedi. J'espère que dès l'année prochaine on verra à la télévision la manche de la Coupe du monde féminine.

Qu'avez-vous pensé du nouveau circuit, rallongé et durci avec l'ascension de la côte de Kerihuel ?

La course de dimanche a été conforme à ce que j'attendais. Le circuit a été usant, et lorsque certains ont attaqué dans la dernière ascension de Kerihuel, la différence s'est faite immédiatement. Sans cette nouvelle bosse, on avait droit à un nouveau sprint massif. Kerihuel offre d'autres possibilités aux attaquants, même s'il a fallu attendre le dernier tour pour que la course s'anime.

Finalement, on a assisté au scénario classique d'une course d'un jour sur le circuit Pro Tour.

Effectivement. Aujourd'hui, tout le monde attend les difficultés placées dans les 20-30 derniers kilomètres avant d'attaquer. Je regrette que certains n'aient pas tenté leur chance avant. Parmi les 22 équipes engagées, il y a en beaucoup qu'on n'a pas du tout vu. C'est dommage. On a eu un final exceptionnel, avec énormément de suspense et le retour de Popovych et de Mori sur Nibali et Flecha. Malheureusement, le spectacle n'a pas duré assez longtemps à mon goût.

Que pensez-vous du vainqueur, l'Italien Vincenzo Nibali ?

C'est quelqu'un de gentil, d'agréable, qui adore parler avec la presse. C'est un coureur d'avenir, qui véhicule une belle image.

Pour beaucoup, le circuit Pro Tour, que Plouay a intégré la saison dernière pour quatre ans, comporte trop de courses. Craignez-vous d'en être éventuellement exclu à l'horizon 2009 ?

Depuis les championnats du monde en 2000, on a toujours su rebondir. On s'est bougé pour intégrer le Pro Tour, en adaptant nos structures, en changeant de circuit. Depuis deux ans, l'UCI nous a donné l'occasion de montrer ce qu'on savait faire. Je crois qu'aujourd'hui elle ne peut plus nous jeter. On travaille pour le bien du cyclisme. On le prouve à travers ce qu'on fait pour les amateurs, pour les féminines. On remplit notre rôle à fond.

Dans quels domaines devez-vous encore vous améliorer ?

On doit progresser dans la médiatisation de nos trois épreuves, on va s'y employer. L'idée est de développer l'esprit d'un week-end complet. Le public répond déjà présent le samedi et le dimanche, mais pas encore les médias.


Recueilli par

Stéphane BACRO.


http://www.ouest-france.fr

27/8/2006 - Plouay se refait une beauté pour les stars du Pro Tour

Grand Prix Ouest-France à Plouay. Avec un nouveau tracé plus difficile, et l'ambition d'offrir au public morbihannais une vraie course d'attaque, la classique bretonne a encore attiré cette année un plateau de coureurs à faire saliver.
Sur la planète Pro-Tour, le spectacle est roi. C'est, en substance, la conclusion qu'avaient tirée les organisateurs du Grand Prix Ouest-France à l'occasion, l'an dernier, de l'entrée de l'épreuve bretonne dans le cercle fermé des grands rendez-vous mondiaux. La longue course d'attente initiale, les attaques avortées d'Ullrich et de Vinokourov dans le final, puis la victoire au sprint de George Hincapie : tout cela concordait. Le Lezot et Ty-Marrec, les deux côtes historiques du circuit breton, ne suffisaient pas à user les organismes des meilleurs coureurs mondiaux.

Dans la foulée, la décision a été prise : pour faire le tri entre les meilleurs et éviter la loterie d'un large emballage final, il fallait rendre le parcours plus long, plus éprouvant. C'est la longue bosse de Kerihuel, à mi-chemin entre Lezot et Ty-Marrec, qui s'est alors posée en recours. Pour quel bénéfice · Arnaud Lesnevan, le Breton de Côtes-d'Armor - Maître Jacques, huitième hier de la course amateurs sur ce nouveau tracé, a déjà son idée sur la question : « La bosse est dure, mais ce n'est quand même pas un col. Elle favorise les échappées, mais il faut ensuite savoir prendre des risques dans la descente. » Une autre question se pose : le circuit Jean-Yves Perron, rallongé de quatre kilomètres, ne sera plus parcouru qu'à onze reprises. Au détriment du public des bords de route, qui verra moins souvent passer ses favoris. Au détriment, peut-être aussi, de l'impact de Ty-Marrec, qui restera certainement le juge de paix du Grand Prix Ouest-France.

Quoi qu'il en soit, l'intérêt de la course d'aujourd'hui résidera, comme toujours, sur le coeur que mettront les coureurs à l'ouvrage. Et pour cela, le label Pro Tour reste une garantie. Comme l'an dernier, les vingt meilleures équipes mondiales seront au rendez-vous. Certes, elles seront délestées, Tour d'Espagne et affaires de dopage obligent, de quelques têtes d'affiche. Mais le réservoir du cyclisme mondial recèle suffisamment d'hommes forts pour que cette édition 2006 conserve fière allure. En tête de la liste des favoris cette année, Franck Schleck. Sa victoire cette saison sur l'Amstel Gold Race a confirmé ses aptitudes de puncheur. Et lui, plus que d'autres, sera motivé par la carotte du Pro Tour. Actuel quatrième au classement général du circuit mondial, le Luxembourgeois n'a en effet pas renoncé à refaire son retard sur l'actuel leader, l'Espagnol Alejandro Valverde.

Mais faire le plein de points à Plouay ne sera pas chose aisée. Car nombreux sont les coureurs à rêver d'ajouter l'épreuve bretonne à leur palmarès. Et Yaroslav Popovych, Michael Rogers, Filippo Pozzato, Nick Nuyens, Philippe Gilbert ou Juan Antonio Flecha feraient indéniablement de beaux vainqueurs. Au milieu de cette redoutable mêlée, les coureurs français, comme l'an dernier, devront lutter pour exister.

Vincent MIGNOT.

26/8/2006 - Résultats

Les résultats complet du Grand Prix de Plouay
CMB Coupe de France LOOK des clubs DN1 et l'épreuve de la coupe du monde féminine sont en ligne

25/8/2006 - Cyclo-sportive

Les résultats de la cyclo-sportive sont en ligne !!
Retrouvez également toutes les photos des randos VTT, pédestre et cyclos
http://www.comitedesfetes-plouay.com/pages/randonnees/edition.php

25/8/2006 - Sylvain Chavanel : « Plouay est une grande course »

Le Poitevin (27 ans), qui a découvert Plouay l'année dernière, revient dans le Morbihan avec l'ambition de préparer les championnats du monde.
Sylvain Chavanel, quels souvenirs gardez-vous du Grand Prix de Plouay ?

Depuis mes débuts chez les pros, je n'ai couru qu'une seule fois à Plouay, l'année dernière. C'est une course qui m'avait vraiment plu. Je m'étais notamment échappé à cinq kilomètres de l'arrivée avec Freddy Bichot. Malheureusement, on avait été repris et comme souvent à Plouay, la course s'était jouée au sprint.

Avec quelles ambitions serez-vous au départ dimanche ?

Je n'ai pas la même condition que la saison dernière, puisqu'avant Plouay j'avais gagné le Tour du Poitou-Charentes. Cette année, j'ai repris au Poitou-Charentes avec l'ambition d'arriver progressivement en forme aux championnats du monde, fin septembre à Salzbourg. Mais cela ne veut pas dire que je ne ferai rien dimanche. Avec une course par étapes dans les jambes, je serai peut-être pas mal à Plouay. Dans l'équipe,on pourra également miser sur Cristian Moreni, qui passe bien les bosses et qui est capable d'aller vite au sprint.

Vous avez déclaré cette semaine dans L'Equipe qu'il manquait une grande victoire à votre palmarès. Le Grand Prix Ouest-France peut-il combler ce manque ?

Bien sûr, Plouay est une grande course, qui fait partie du calendrier Pro Tour. C'est une épreuve importante, que je ne prends pas à la légère, même si, je le répète, l'objectif de ma fin de saison, ce sont les championnats du monde sur route.

Vous avez décidé de faire l'impasse sur les championnats du monde du contre-la-montre, afin de vous consacrer exclusivement à l'épreuve en ligne. Pour quelles raisons ?

Je suis champion de France du contre-la-montre, et les supporters peuvent avoir du mal à comprendre ma décision, mais il n'est vraiment pas évident de préparer les deux épreuves. Si c'est pour faire, comme souvent, entre 15e et 20e du chrono, je ne vois pas trop l'intérêt d'y participer. Là, je me dis que j'ai peut-être ma chance sur l'épreuve en ligne. En tout cas, je suis très motivé, même si je sais aussi que je peux aussi passer à côté.

Sur la route de Salzbourg, Plouay est-il un passage obligé ?

En général, je n'aime pas trop les courses en circuit, et Plouay sera donc un bon test. Maintenant, je ne pourrai pas non plus tirer d'enseignements définifs, car la course dimanche sera plus courte qu'un championnat du monde. A Salzbourg, il y aura environ une heure de course en plus. C'est énorme.

Vous avez rarement eu l'occasion de courir en Bretagne durant votre carrière. Quels sont vos rapports avec le public breton ?

J'aime bien courir ici, car le public n'est pas trop chauvin et encourage tous les coureurs. C'est toujours moins triste de faire du vélo quand vous êtes poussés comme c'est le cas en Bretagne.

Sylvain Chavanel en bref

Né le 30 juin 1979 à Châtellerault.

Professionnel depuis 2000. Equipes : Bonjour (2000-2002), Brioches La Boulangère (2003-2004), Cofidis (depuis 2005).

Quinze victoires professionnelles. 2006 : championnats de France du contre-la-montre. 2005 : Tour du Poitou-Charentes ; Circuit de la Sarthe + 1 étape ; championnats de France du contre-la-montre ; Duo Normand (avec Thierry Marichalà. 2004 : Quatre Jours de Dunkerque ; Tour de Belgique ; Polynormande ; deux étapes du Tour de Poitou-Charentes.

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